Mille raisons pour soutenir et aider La Unica

L’assemblée générale d’un club, d’une association culturelle ou sportive, ce n’est jamais très « rigolo » même si l’on a plaisir à se retrouver entre membres actifs. Des chiffres qui n’intéressent que le trésorier, un bilan des activités qui ne passionne que le président et des comptes rendus qui  remplissent les dossiers du  (ou de la) secrétaire, merci je préfère regarder le foot à la télé !

Et pourtant… que de passions se dégagent de ce bilan, de ces chiffres, de ces rapports. On ne peut imaginer combien de personnes se sont mobilisées pour que « ça marche », pour que beaucoup de monde soit satisfait, pour que les gens sortent heureux de cet amalgame de caractères différents, de gars et de filles unis dans un même objectif qui parfois s’engueulent, montent le ton, se disputent et se réconcilient parce qu’ils ont le même but  guidé par l’amour de leur village.

A La Unica, pour faire vivre chaque année la feria de la Crau, il faut savoir tout faire : organiser les spectacles taurins certes, mais aussi créer des animations, présenter des expositions, savoir gérer le comptoir de la bodega et connaître les recettes de tapas et se retrouver devant la poêle pendant trois jours pendant que les autres s’amusent. Il faut mettre la main à la pâte à tout instant, balayer quand c’est nécessaire, veiller à la sécurité des visiteurs, réceptionner les invités, répondre à mille questions et bien d’autres tâches. Pourtant ils ne sont qu’une poignée de bénévoles, une équipe, quelques amis qui sont toujours fiers, à l’heure du bilan, d’avoir accompli leur devoir. Tout simplement.

Et puis derrière cette passion, il y a la municipalité. Heureusement pourrait-on dire.

Car, elle aussi est tout aussi passionnée par la culture tauromachique qu’elle soit espagnole ou camarguaise. Elle s’engage de toute ses forces pour soutenir ces deux entités parce qu’elles rassemblent, parce qu’elles sont les racines de cette terre de Crau, de Provence.

Dominique Teixier, le premier adjoint de la ville a su dire les mots qui touchent pour rappeler les difficultés auquel la municipalité se heurte pour mener à bien la feria de la Crau. Chaque mois les anti-taurins  réclament, comme la loi l’exige et au nom de la transparence des subventions accordées, les comptes rendus de séance de conseil municipal pour pouvoir crier haut et fort combien d’argent est attribué à La Unica. Pour faire mal. Uniquement.

Si l’on ajoute les difficultés causées par la suspicion de contagion de « langue bleue » à un toro du Conde de la Maza qu’il a fallu gérer pendant des mois et qui a conduit l’éleveur saint-martinois à ne plus recevoir de toros dans les corrals qu’il prêtait jusqu’àlors ; la pluie lors de la corrida du dimanche qui a dû retenir des spectateurs à la corrida de « competencia » d’élevages français, la baisse de subventions des Conseils général et régional ; avouez qu’il faut avoir une sacré santé pour continuer à maintenir la tradition tauromachique à Saint-Martin de Crau. Mais cette équipe conduite aujourd’hui par Cédric Bernardi et Frédéric Gilles et Stéphanie Juvénel et Brieux Tanguy et Jim Giragnon et René Goin et tous les autres continue, satisfaite de voir 800 enfants présents à la feria des Pitchoun, satisfaite des succès enregistrés, satisfaite de donner à leur ville le meilleur d’eux-mêmes.

Aussi, tous ces rapports fastidieux qui sont présentés aux voix lors de l’assemblée générale ont été votés à l’unanimité.

Pour que l’Association des aficionados cravenco fasse vivre pendant des décennies la feria de la Crau.

Paul Bosc

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